Prends, Seigneur et reçois,
toute ma liberté,
ma mémoire,
mon intelligence
et toute ma volonté;
Tout ce que j’ai et possède,
c’est Toi qui me l’as donné:
A Toi, Seigneur, je le rends Tout est à Toi,
disposes-en
selon Ton entière volonté.
Donne-moi,
ton amour et ta grâce :
c’est assez pour moi.
En ce jour où l’église catholique fête la Sainte Famille, je tenais à poster un message comme un témoignage ou plutôt comme une envie de partager des réflexions, des lueurs d'espoir dans ce monde devenu si sombre aujourd’hui.
Contemporains du XXIème siècle, le confort et la modernité font partie de l’ordinaire de nos vies, l’intelligence artificielle et ses savoirs sont accessible à tous sur un simple téléphone, nous vivons une période où tout le monde pourrait être heureux... Mais malheureusement ce n’est pas le cas : hausse du taux de suicide des jeunes, explosion des cas de dépression, des guerres partout dans le monde, violence, drogue et alcool tuent des millions de personnes tous les jours…
Mon but n’est pas de lister tous les problèmes et les fléaux du monde car ce post serait bien trop long et ennuyeux. Je vais juste vous parler de ce que je viens de vivre spirituellement ces derniers jours.
Ce Noël 2024 fut l'un de mes plus beaux Noël et j’espère qu’il y en aura plein d’autres comme celui-là. Mon Noël fut très simple, pas de soirée, ni de grande fête de famille mais un repas tout simple avec mon mari et mes enfants à la maison. Cette année, je voulais rendre mes enfants heureux. Contrairement à ce que l'on peut croire, les enfants ne sont pas intéressés uniquement par les cadeaux… Oui, ça les intéresse beaucoup, mais la famille a une place tout aussi importante pour eux. Les enfants sont observateurs, ils regardent leurs parents, et ils aiment les voir heureux. Souvent mon plus grand me demande : « Maman, ça va ? » Je vois qu’il s’inquiète pour moi. Un enfant ne devrait pas s’inquiéter pour sa mère, ça devrait être l’inverse. Mais beaucoup de parents ne se rendent pas compte, quand on a des soucis, du stress, quand il y a des tensions, les enfants le voient et ça les touche. Cette année, j’ai compris que pour offrir un magnifique Noël à ma famille, je devais penser à eux d'abord et mettre tous mes petits tracas de côté. Et c’est ce que j’ai fait. J’ai offert un bon repas, plein de beaux cadeaux et surtout beaucoup d’amour à ma famille. Et tout ce que tu offres revient vers toi comme un boomerang. J’ai été très heureuse, heureuse de les voir sourire, rire, de voir leurs yeux briller. C’était merveilleux. C’était la première fois que je ressentais ça comme ça, c’était comme vivre le bonheur en pleine conscience. Est-ce cela le royaume de Dieu ? Un trésor qui n'a pas de prix. Oui, le bonheur de ce Noël là vaut bien tous les trésors du monde.
Le dimanche 25, je n’avais pas prévu d’aller à la messe. Mais motivée par mon mari qui voulait y aller, nous sommes tous partis à la messe de 8h30 et ce fut la messe de Noël la plus animée à laquelle j’ai assistée. La chorale a choisi des chants entraînants, dynamiques avec plein d'instruments. Je me sentais transporter par la musique et la joie de Noël était là dans les gestes du chef de chœur, dans les voix des membres de cette chorale, dans le jeu des musiciens… Certains pourraient dire que c’était un beau spectacle mais c’était bien plus que ça, c’était un témoignage vivant de la présence de Dieu au milieu de nous. Quand je regardais toutes ces personnes qui mettaient tous leurs dons pour animer cette messe, je me suis dit que Dieu était à l’œuvre parmi nous. Il nous a tous donné un don, un talent, quelque chose que l’on peut développer et non pas fait pour être caché dans le sol mais pour être offert au monde. Les membres de cette chorale en étaient le magnifique exemple. Mais il y a aussi tous les autres, les lecteurs, le prêtre, les servants d’autel, les animateurs et tous ceux qui comme moi sont venus célébrer la naissance de Jésus.
Il y a 2024 ans, Il était né et aujourd’hui, nous sommes les nouveaux bergers, les nouveaux rois mages venus l'adorer. Aujourd’hui, tout est différent mais Jésus réunis toujours autour de lui.
En ce jour de la Sainte famille, je me suis rendue à la messe ce soir. Un couple fêtait leur 50 ans de mariage. Le prêtre en les félicitant leur a dit que s'ils s’étaient rencontrés, ce n'était pas un hasard. Il n’y a pas de hasard dans la vie. Aujourd’hui, j'en suis convaincue. Je suis née dans une famille catholique pratiquante et si aujourd’hui, je suis toujours catholique pratiquante, ce n’est pas un hasard. J’ai grandi, fait des études, voyagé, je me suis mariée, j’ai eu mes enfants et je suis toujours catholique pratiquante. Il y a un moment où je me disais que la Foi était peut-être génétique, peut-être ou peut-être pas… mais ce dont j’en suis sûre aujourd’hui c’est qu’être catholique pratiquante, chrétienne, c’est croire en un Dieu d’amour qui nous demande qu’une chose : Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même. Et voici la seule recette, la seule solution à tous les maux de la Terre.
Si on aimait Dieu, on aimerait sa création, on protègerait la nature et tous les êtres vivants. Aimer son prochain comme soi-même, c’est ne pas lui faire de tord, c’est chercher des solutions de paix au lieu de persévérer dans les guerres et les conflits. Tout le monde a besoin de se sentir aimé, apprécié… aimer son prochain comme soi-même c’est vouloir lui faire plaisir plutôt que de le rabaisser ou de l'humilier.
Tout ce que j’écris ici est déjà inscrit dans le nouveau testament depuis des milliers d’années… Chrétiens, je souhaite que les saintes Paroles du Christ reviennent vers vous afin qu'à la lumière de ces mots, vous soyez vous aussi des lumières sur la route de nos frères et sœurs perdus dans l’obscurité de notre société.
Je conclus ici ce post en remerciant l’Esprit Saint qui m’a inspiré cet écrit ce soir.
Joyeuses fêtes de fin d’année à vous et à l’année prochaine.
Mère admirable,
trésor de calme et de sérénité,
nous t’aimons pour la lumière
de tes yeux baissés,
pour la paix de ton visage,
pour l’attitude révélatrice
de ta plénitude intérieure.
Tu es la Vierge de l’invisible et de l’essentiel.
Nous te supplions de nous détacher,
de nous déprendre de tout ce qui se voit
pour nous ramener et nous fixer
sur l’invisible que tes yeux regardent :
l’invisible présence, l’invisible vie,
l’invisible action, l’invisible amour.
Dans nos journées occupées, surchargées,
garde-nous dans la lumière des choses
qui ne se voient pas.
À travers l’accessoire qui nous sollicite
et nous séduit souvent,
donne-nous aussi
le sens et la faim de l’essentiel.
Sœur Marie-Thérèse de Lescure
Cette prière a été inspirée par la fresque peinte par l'artiste française Pauline Perdrau au monastère de la Trinité-des-Monts en Italie. Une très belle prière et une belle peinture que je tenais à partager avec vous en ce jour de fête de l'assomption.
Aujourd’hui, dans le monde entier, résonne l’annonce partie de Jérusalem il y a deux mille ans : « Jésus de Nazareth, le crucifié, il est ressuscité ! » (Mc16, 6)
L’Église revit l’étonnement des femmes qui se sont rendues au tombeau à l’aube du premier jour de la semaine. Le tombeau de Jésus avait été fermé par une grosse pierre. Aujourd’hui encore, de lourdes, trop lourdes pierres ferment les espérances de l’humanité : la pierre de la guerre, la pierre des crises humanitaires, la pierre des violations des droits de l’homme, la pierre de la traite des êtres humains, et d’autres encore. Nous aussi, comme les femmes disciples de Jésus, nous nous demandons les uns aux autres : Qui roulera ces pierres ? (cf.Mc16, 3)
Et voilà la découverte du matin de Pâques : la pierre, cette si grande pierre, a déjà été roulée. L’étonnement des femmes est aussi le nôtre : le tombeau de Jésus est ouvert et il est vide ! C’est là que tout commence. C’est par ce tombeau vide que passe une voie nouvelle, la voie que personne d’autre que Dieu ne pouvait ouvrir : la voie de la vie au milieu de la mort, la voie de la paix au milieu de la guerre, la voie de la réconciliation au milieu de la haine, la voie de la fraternité au milieu de l’inimitié.
Frères et sœurs, Jésus Christ est ressuscité et Lui seul est capable de rouler les pierres qui ferment le chemin vers la vie. Lui-même, le Vivant, est le Voie : la Voie de la vie, de la paix, de la réconciliation, de la fraternité. Il nous ouvre le passage humainement impossible, car Lui seul enlève le péché du monde et pardonne nos péchés. Et sans le pardon de Dieu, cette pierre ne peut être enlevée. Sans le pardon des péchés, on ne sort pas des fermetures, des préjugés, des suspicions mutuelles, des présupposés qui toujours absolvent soi-même et accusent les autres. Seul le Christ ressuscité, en nous donnant le pardon des péchés, ouvre la voie à un monde renouvelé.
Lui seul nous ouvre les portes de la vie, ces portes que nous fermons continuellement...
En ce jour où nous célébrons la vie qui nous est donnée dans la résurrection du Fils, rappelons-nous l’amour infini de Dieu pour chacun de nous: un amour qui surmonte toute limite et toute faiblesse. Pourtant, combien le précieux don de la vie est souvent méprisé. Combien d’enfants ne peuvent même pas voir la lumière ? Combien meurent de faim, sont privés des soins essentiels ou sont victimes d’abus et de violences ? Combien de vies sont transformées en marchandises dans le commerce croissant des êtres humains ?...
Que la lumière de la résurrection illumine nos esprits et convertisse nos cœurs, en nous faisant prendre conscience de la valeur de toute vie humaine qui doit être accueillie, protégée et aimée. Bonnes Pâques à chacun !
Jusqu'à ce soir, je n'avais pas compris pourquoi on adorait un Jésus en croix, pourquoi on disait qu'Il a fait ça pour nous. Je me disais que moi je ne lui avais rien demandé. On disait qu'il a offert sa vie pour nous sauver mais pour nous sauver de quoi?
Je n'y comprenais rien. Aujourd'hui je n'ai peut-être pas tout compris mais j'ai compris une chose :
Si Jésus est Dieu, fils de Dieu et je n'en ai auncun doute. En lisant sa passion, on voit que Jésus a tout vécu la peur, la trahison, l'abandon, la solitude, la souffrance physique, la douleur, l'injustice, l'humiliation, la mort... Tous ces malheurs qui nous accablent parfois, il les a vécu dans sa chair, dans son âme et il a tout subi jusqu'à la mort, une mort des plus atroces. Il a tout subi pour nous, pour que nous, les chrétiens d'aujourd'hui et de demain, nous sachions que nous ne sommes pas seuls, il y a un Dieu a vécu tout ce qu'on a vécu. Et il est tombé et il s'est relevé pour aller jusqu'au bout de sa route.
Aujourd'hui, nous baissons si facilement les bras devant la moindre difficulté, que l'exemple de Jésus nous aide à continuer d'avancer malgré nos peurs, nos doutes et nos souffrances. Prions-le, soyons sûrs de sa présence à nos côtés. Il nous donnera la force et le courage. Ayons foi en Dieu qui a voulu partager nos souffrances d'Homme pour nous aider, pour sauver.
Aujourd'hui, vendredi saint, jour important pouŕ nous, Chrétiens, jour où nous nous rememorons les derniers instants de la vie d'un Dieu mort sur une croix.
Embrassons cette croix,
Honorons et glorifions ce Dieu qui a partagé le pain et le vin,
Ce Dieu qui nous a dit de faire ceci en mémoire de lui,
Honorons et glorifions ce Dieu qui a partagé notre condition et nos souffrances,
Quelqu'un est venu sur ce blog et a déposé un commentaire qui commençait par cette phrase:
" La prière ne consiste pas seulement à demander de l'aide à Dieu mais aussi à garder une bonne communication avec Dieu. "
Cette phrase est tout à fait juste et plein de bon sens.
Pour illustrer mon propos, je vais partager ce qui m'est arrivé ces derniers jours.Dimanche, mon fils était malade. Fièvre, maux de tête, vomissement, difficultés respiratoires et accablement, j'ai eu très peur de le perdre. Souvent je me dis que la vie ne tient parfois qu'à un fil... Hier, il allait mieux et souriait. Jamais je n'avais autant apprécié d'être avec lui, de lui parler, de rire avec lui, de le voir aller bien. C'est un bonheur immense qui n'a pas de prix. Tout l'or du monde ne vaut rien à côté de ce bonheur.
A ce moment là, je lève les yeux au ciel et je remercie Dieu de tout mon coeur.
La prière est là quand on est seul impuissant et qu'on a besoin d'aide.
Mais elle est aussi action de grâce et louange quand on est heureux.
La prière est aussi l'attente, l'amour, le désir de partager, d'agir...
La prière c'est parfois des mots recités, parfois un cri du coeur, une larme, une inquiétude, un sourire, une bougie allumée...
Voici une magnifique prière que Saint Curé d'Ars avait écrite, c'est beau et vrai. Que cette prière nous inspire et nous aide à avancer sur le chemin de l'amour.
La Prière « Je Vous aime, Ô mon Dieu »de Saint Jean-Marie Vianney :
« Je Vous aime, Ô mon Dieu, et mon seul désir est de Vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je Vous aime, Ô mon Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en Vous aimant que de vivre un seul instant sans Vous aimer.
Je Vous aime, Ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de Vous aimer parfaitement.
Je Vous aime, Ô mon Dieu, et n’appréhende l’enfer que parce qu’on n’y aura pas la douce consolation de Vous aimer.
Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je Vous aime,
du moins je veux que mon cœur Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en Vous aimant,
de Vous aimer en souffrant et d’expirer un jour en Vous aimant et en sentant que je Vous aime.
Et plus j’approche de ma fin, plus je Vous conjure d’accroitre mon amour et de le perfectionner.